Risbermes végétalisées 


→  Des aménagements visant à recréer de l’habitat pour les espèces aquatiques locales
→  Des risbermes artificialisés pour créer de nouvelles caches 
→  De nombreux impacts sur les milieux

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Des aménagements visant à recréer de l’habitat pour les espèces aquatiques locales


En 2018, le sous-bassin de la Haine voyait un projet de restauration d’habitat être mené par la Maison Wallonne de la Pêche en partenariat avec la Fédération Halieutique et Piscicole de la Haine. 
Parmi les tronçons de rivière étudiés, la Trouille à Givry a retenu l’attention afin de réaliser ces aménagements.
En effet, l’artificialisation des berges a réduit drastiquement l’habitat des espèces aquatiques locales en détruisant une grande partie des zones de refuge et d’alimentation de l’ichtyofaune.
Ainsi, le projet permet de recréer divers abris hydrauliques afin d’augmenter la capacité d’accueil de ces espaces.


Des risbermes artificialisées pour créer de nouvelles caches 


Les fascines sont végétalisées par des hélophytes, plantes semi-aquatiques dont l’appareil végétatif est exclusivement aérien et dont le système racinaire se développe dans un sol gorgé d’eau. 
Ces plantes sont fournies par  la pépinière du Département de la Nature et des Forets du cantonnement de Namur et ont été sélectionnées selon une origine indigène et locale.
 L’utilisation de matériaux existants à l’état naturel dans ces rivières apporte une garantie quant à l’attractivité de l’aménagement pour l’ichtyofaune. 


De nombreux impacts sur les milieux


La création de nouvelles caches permet l’accroissement de la capacité d’accueil pour les poissons.
De plus, le système racinaire présent sous les fascines apporte une protection supplémentaire pour les jeunes poissons face à d’éventuels prédateurs ainsi qu’un terrain de ponte idéal pour de nombreuses espèces de poissons.
L’installation d’espèces végétales appartenant au groupe des hélophytes recréera un véritable milieu de vie pour les espèces piscicoles et, même si ces aménagements sont principalement axés sur des habitats à destination piscicoles, l’impact sera également positif pour de nombreuses espèces 
(flore aquatique, batraciens, libellules, avifaune, etc).
Ces aménagements contribueront également à améliorer l’esthétique de ces berges bétonnées.
Enfin, le matériau constituant la fascine (le xylit) possède de grandes capacités d’épuration. Sa structure très dense contenue dans un filet synthétique permet la fixation des nutriments et polluants et réduit le développement des algues se nourrissant de phosphates ou nitrates.

 

 

Les aménagements portent sur l’installation de « risbermes végétalisées », composées d’un ensemble de fascines végétalisées fixées le long de la berge et d’enrochements plats placés sous les fascines à intervalle régulier. Ces roches permettent de créer une zone d’abri pour les poissons.

 

Des observations réalisées en 2014 sous des structures similaires installées en Basse-Meuse liégeoise ont permis de mettre en évidence l’intérêt d’un tel dispositif en termes d’habitats, de caches, de zone de développement et d’alimentations pour les alevins. La comparaison de prélèvements de zooplanctons et de macroinvertébrés effectués en eau libre et à proximité des structures a permis de se rendre compte de la formation de véritables écosystèmes autour des structures. Celles-ci sont bénéfiques en termes de diversité et de quantités pour la faune en général et notamment pour les jeunes poissons qui fréquentent ces zones pour assurer leur alimentation.

Voir aussi :

→ Podcast saumon atlantique
→ Les poissons de nos rivières
→ Les frayères artificielles
→ Stages de pêche
→ La pêche au féminin